Victor : Maman, quand je serai grand, je serai président de la République.
Maman : Ah bon ? Tu penses que tu seras président ? Tu auras beaucoup de responsabilité.
Victor : Oui, c’est vrai. J'aurai beaucoup de choses à gérer, mais tu m'aideras.
Maman : Je pense que tu n'auras pas besoin de moi, quand tu seras président.
Victor : Mais si maman ! Tu m'aideras à écrire !
Maman : Mon chéri, quand tu seras président, tu seras grand aussi. Et quand tu seras grand, tu sauras écrire.
Victor : Je ne suis pas sûr. écrire, c'est difficile. Tu penses que j'apprendrai à bien écrire un jour ?
Maman : Mais bien sûr que oui. Tous les enfants avec qui tu étudies aujourd'hui, apprendront à écrire. Écrire, c'est difficile maintenant, mais un jour ce sera facile.
Victor : Maman, tu me laisseras quand je serai grand ?
Maman : Je n’ai pas compris ta question.
Victor : Maman de Jean-Pierre est partie au ciel et je me demande si tu partiras aussi, comme maman de Jean-Pierre.
Maman : Maman de Jean-Pierre est morte parce qu'elle était malade. Moi, je ne suis pas malade, mais un jour je mourrai aussi.
Victor : Moi, je ne mourrai jamais.
Maman : Si, tu mourras un jour, mais pour l'instant tu as beaucoup de temps devant toi.
Victor : Maman, et quand je mourrai, je serai dans le ciel aussi, comme maman de Jean-Pierre ?
Maman : Cela dépend de toi.
Victor : Cela dépend de moi ? Je ne comprends rien.
Maman : Si tu es sage et gentil, tu iras au ciel. Mais si tu n'es pas sage, si tu n'es pas gentil, peut-être que tu n'iras pas au ciel. Je ne sais rien.
Victor : Maman, aujourd'hui j'étais très gentil. J'ai même donné à manger aux lapins.
Maman : Eh ben, voilà… Tu as bientôt huit ans, tu deviens grand et responsable. Je pense que tes lapin seront de plus en plus contents avec toi.
Victor : Mais quand je serai président, tu t'occuperas de mes lapins ?
Maman : Je ne suis pas sûre que tu les auras encore. Les lapins ne vivent pas si longtemps.
Victor : Mais maman… Je serais président bientôt.